En quelques mots,
Gichin Funakoshi (1868-1957 soit 89 ans) est celui
que l’on appelle le «père du
karaté moderne ». Décidé
à combattre l’illétrisme en
devenant enseignant, il débute sa carrière
à l’âge de 21 ans. Il enseignera
pendant 30 ans.
A cet âge, il avait déjà
pratiqué 9 ans de karaté.
A la suite d’une démonstration devant
le maître Jigoro Kano, fondateur du judo,
Funakoshi fut encouragé par celui-ci à
développer le karaté.
Il avait 53 ans lorsqu’il abandonna tout
pour vivre seul à Tokyo animé d’une
forte volonté de faire connaître
aux Japonais l’art de son île, Okinawa.
Pour vivre, il travailla comme homme d’entretien
dans une pension de famille pour étudiants.
C’est là qu’il forme ses premiers
élèves.
Après 2 années de privations mais
aussi de détermination, le nombre d’élève
augmenta et des écoles de karaté
se créèrent dans de nombreuses
universités. L’obstacle essentiel
fut ensuite de
faire accepter son art comme une discipline du
budo et pour cela, il donna naissance au Karaté
do.
KARATE DO ou la voie de la main vide Poing chinois
ou Main vide ?
Le karaté a été créé
dans l’île d’Okinawa à
partir principalement du Kung-Fu Chinois. Le terme
Karaté tel qu’on l’écrit
aujourd’hui signifie « main vide ».
Le kata et les kumite étudiés de
nos jours, ainsi que la méthode d’entraînement,
ont beaucoup évolué par rapport
à la boxe chinoise.
De même qu’un écho peut courir
dans une vallée dégagée,
celui qui suit la voie du karaté do doit
faire le vide en lui et se libérer de tout
sentiment égocentrique et de recherche
de gain… Tel est le sens véritable
de « vide » dans karaté.
Les entraînements secrets à Okinawa
Avec l’interdiction des armes, la pratique
des techniques de combat à mains nues fut
très rapidement enveloppée d’un
voile de secret. Aussi, s’imposait-on de
ne pas conserver d’archives écrites
ce qui fait qu’on sait peu de choses sur
qui a créé le Karaté et comment
il a été transmis.
Les informations que nous possédons aujourd’hui
sur son histoire, ont été transmises
de bouche à oreille, et précisément
la tradition orale est souvent désespérément
vague…
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