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Iaido : réflexions personnelles d’un débutant

 

Iaido : réflexions personnelles d’un débutant

 

Ce que je vois de la Voie, là où j’en suis

 

Alexandre Zollinger – janvier 2012

 

 

            Iaido, « voie de l’unité de l’être »… Des mots qui me paraissaient bien mystérieux il y a quelques années, lorsque je franchissais pour la première fois le seuil du Dojo de l’Ecole du Budo, en haut de la Tranchée (l’un des axes principaux de Tours, au nom prédestiné pour qui compte apprendre l’art du sabre !)… Des mots qui aujourd’hui n’ont pas – loin s’en faut ! – encore révélé tous leurs secrets, mais qui font davantage sens dans mon esprit, mon corps et ma vie. Le premier ouvrage que j’avais pu parcourir sur la discipline m’avait été prêté par Joël ; il s’agissait d’un récit initiatique très bien écrit, d’un pratiquant français ayant trouvé au Japon un maître, un Dojo, une discipline stricte et une expérience personnelle inévaluable. Je l’avais lu d’une traite. « Iaido, l’art de trancher l’égo », n’étais-ce pas cela le titre ? Quoi qu’il en soit, ces deux définitions, voie de l’unité de l’être et art de trancher l’égo me parlent également aujourd’hui et font également écho dans mon parcours personnel.

           

 

Art de trancher l’ego

 

Art de trancher l’égo, le iai l’est assurément dès les premiers cours. Comme beaucoup de novices, je pense, l’expérience du iai fut avant tout prise de conscience de l’extranéité de mon corps, du fait que mon corps soit autre, extérieur à mon être, un simple étranger. Plus concrètement, que j’étais sacrément empoté alors que les mouvements que l’on me demandait de reproduire apparaissaient d’une simplicité enfantine… On avance la jambe gauche, on saisit le sabre ; on avance la jambe droite, coupe horizontale ; jambe gauche, on monte le sabre ; jambe droite, coupe verticale. Rien de compliqué. Et pourtant… que de difficultés pour faire cet enchainement basique… Que de tensions arrive-t-on à se créer, qui viennent parasiter notre rapport à notre propre corps… Doit-on aller consulter, pour régler ce qui nous apparaît alors comme un handicap psychomoteur majeur ? Celui-ci même nous aurait-il permis d’être réformé, si le service militaire existait encore ? Cette altérité de notre propre corps n’est pourtant pas pathologique, ou du moins cette pathologie n’est-elle pas propre à chacun, mais plutôt partagée, commune à l’ensemble d’une société, d’une culture ayant appris à dissocier méthodiquement le corps de l’être et à ne pas appréhender celui-ci dans sa globalité. Cette prise de conscience du jeune pratiquant, faisant face à ses propres incapacités, le conduit nécessairement à une certaine humilité, quelles que soient ses certitudes d’avant quant à sa propre force.

            Art de trancher l’égo, le iai l’est toujours, et sans doute même plus encore, après quelques années de pratique. Discipline consistant majoritairement à exécuter seul des katas, elle conduit nécessairement à une introspection dans la durée, qui peut ne pas être des plus agréables. Il est une chose de découvrir, les premiers instants, nos lacunes ; il en est une autre d’y être constamment confronté, sans avoir la conviction de réaliser des progrès substantiels (ceci s’expliquant notamment par le fait que notre regard sur nous-mêmes s’affine souvent plus vite que nos défauts ne s’estompent). Face à cet état de fait, deux réactions possibles : s’enfermer dans son ego, ou s’en libérer. S’enfermer dans son ego, c’est choisir de ne plus voir ses défauts, c’est raidir sa pratique pour se créer une impression de force derrière laquelle on pourra se réfugier, et dont on va se convaincre soi-même. C’est aussi (l’un va fréquemment avec l’autre, à plus ou moins courte échéance) choisir d’abandonner le iai, car ce regard sur soi-même est devenu insupportable ou car, se coupant de cette dimension introspective de la pratique, cette dernière en a perdu l’essentiel de son intérêt…

On peut venir au iaido pour de mauvaises raisons : c’est cool, c’est « hype », c’est apprendre l’art des samouraïs, des katanas, ça en jette ! C’est aussi ne pas faire comme tout le monde et pouvoir s’en glorifier. Mais on peut bien plus difficilement rester iaidokas pour de mauvaises raisons… La solution consistant à s’aveugler soi-même pour ne plus souffrir des affres de l’introspection ne peut en tout état de cause marcher qu’un temps. Progressivement, soit l’on se trouvera de « bonnes raisons » de s’écarter de la pratique, soit l’on se décidera à enfin lâcher prise, à accepter sans attendre, et à mettre un mouchoir sur son ego. Accepter de ne pas être parfait (enfin, je dis cela pour les autres, pas pour moi, bien sûr !...), accepter de ne pas progresser aussi vite qu’on le souhaiterait, accepter de travailler des mois, des années, des décennies durant sur les mêmes mouvements, sur les mêmes imperfections. Accepter, parfois, de ne pas avoir la reconnaissance à laquelle on continue à aspirer, comme les petits enfants que nous continuons à être… Un bon point ou une image ne nous sera pas remis si on réussit (ou rate un peu moins que d’habitude) un mouvement…

            Car dans ce processus lent de maturation, d’évolution, de prise de conscience et de travail sur soi, l’enseignant n’est pas là pour nous tenir la main à chaque instant. Il faut pleinement s’approprier son cheminement. Ce choix de s’enfermer dans son ego ou de s’en libérer ne saurait être dicté par un avis extérieur, quel qu’il soit, faute de quoi il deviendrait vide de sens et précaire. L’instabilité dans laquelle nous plonge la pratique doit être vécue et vaincue par soi même ; il faut trouver sa solution. En cela, le iai se rapproche beaucoup de ce que j’ai pu connaître en thèse de droit. Des années à plancher, seul, chez soi ou en bibliothèque, sur un sujet dont l’ampleur nous dépasse, sans savoir par quel bout le prendre, sans savoir si ce que l’on met des années à construire avec sa sueur, ses tripes (un peu de réflexion, aussi…), bref, tout son être, a la moindre valeur. Car ce n’est qu’à la « soutenance », au bout de 4, 5, 6 années ou plus encore de recherche intime et personnelle, que l’on nous dira si le bébé est viable ou non (quant à savoir s’il est beau et s’il grandira bien, c’est encore une autre question !)… Dans ces disciplines où le directeur de thèse n’intervient qu’aux moments clés, une à deux fois par an maximum, le doctorat est un véritable chemin initiatique qui nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. Vivre concomitamment une thèse et un développement en tant que iaidoka n’est pas de tout repos. Ce sont des investissements personnels forts, sur le long terme, où l’on se trouve plongé durablement dans une situation de grande incertitude, et où l’on doit avant tout (même si l’on n’est jamais seul) compter sur soi-même pour s’en sortir. Aller de l’avant malgré les incertitudes. Accepter, ce faisant, de se mettre en danger. Quoi qu’il puisse en résulter. Agir sans être captif de cette pensée parasite qu’est l’expectative des résultats de notre action. Cette expectative des résultats, qui n’est qu’une manifestation déguisée de notre ego, a un pouvoir tel qu’elle peut paralyser totalement notre action ; s’en libérer apparaît donc comme un passage obligé.

            Ce travail entrepris (mais jamais achevé… Croire s’être définitivement libéré de son ego est un leurre, manifestant lui-même la permanence de l’ego), quelques évidences apparaissent plus clairement. Ce qui compte avant tout, c’est d’être sur la Voie[1], quand on réussit à la discerner quelque peu, et à avancer sur celle-ci. Peu importe la vitesse, peu importe la destination, seul le chemin compte et nous ne cheminons pas tous à la même allure. Les étapes (soutenances, passages de grades…) ne sont pas la destination, même si elles jalonnent utilement ce chemin sans fin plein de ronces et souvent obscur. Renoncer à attendre tel résultat, tel grade, telle reconnaissance, accepter de vivre le chemin à son rythme, suivant ses facultés propres (ni plus, ni moins) et non celles de son voisin ou celles que l’on se prête, guidé par son ego… Tout ceci me paraît aujourd’hui comme la condition sine qua non d’un développement harmonieux en tant que iaidoka, budoka, chercheur, peut-être aussi comme être humain, tout simplement.

            Mais être iaidoka n’est pas simplement se libérer de notre ego qui n’est pas nous, de notre alter ego. Cette phase n’est qu’une étape nécessaire pour construire, unir ou réunir ce qui nous compose.

 

 

Voie de l’unité de l’être

 

            L’expérience du iai est donc en premier lieu expérience de l’altérité de notre corps. Progressivement, il s’agit donc de faire connaissance avec lui, de ne plus le traiter par le mépris, par l’ignorance, comme un étranger. Il faut se réapproprier notre corps, le faire notre. Plusieurs chantiers, séparés d’abord, convergents ensuite, se présentent : en premier lieu, savoir associer le haut et le bas. Ne pas marcher n’importe comment parce que l’on se concentre sur notre coupe, puis – un peu plus tard – ne pas couper n’importe comment parce que l’on se concentre sur notre déplacement. Cette conscience du haut et du bas, de la verticalité, nous amènera ensuite à découvrir l’importance de l’ancrage pour son déplacement et pour sa coupe. Parce que je suis solide en bas, je pourrai être décontracté en haut, et par là même acquérir une efficacité dans la coupe.

Car tout ne se passe pas dans les bras. Plus particulièrement, tout ne se passe pas dans le bras droit, même si c’est lui qui tient le sabre la plupart du temps. Le travail de la verticalité rejoint ici celui tout aussi important de l’horizontalité : ne pas négliger la gauche au profit de la droite. Nous sommes majoritairement droitiers, développons naturellement de la main et du bras droits à la fois plus de force et de sensibilité. Toutefois, cette tendance naturelle est dans l’art du sabre plus qu’un faux ami, un vrai ennemi. Concentrés sur le bras droit, notre bras gauche est « mort », tout-à-fait oublié, en train de pendouiller là, misérablement, sur le côté. On ne sait pas trop quoi en faire ; il nous encombre, nous embarrasse. Bout de bois allant de ci de là, ballant, ballot… Il est temps de se souvenir que nous avons deux bras et, quoi que l’on fasse de l’un, être en mesure de savoir concomitamment ce que fait l’autre. Ce bras gauche est essentiel pour le dégainage, pour la coupe ; il est crucial en tout instant, même lorsqu’il est au repos mais que, toujours prêt, il peut immédiatement rejoindre le sabre pour lui apporter sa puissance. Ou plutôt pour lui apporter la puissance du corps ; car réunir la droite et la gauche, ne pas rester dans cette hégémonie de la droite (je le promets, je ne suis pas en train de parler de politique !), c’est sortir d’un schéma où la puissance vient des muscles uniquement, de ceux du bras droit en particulier, pour découvrir progressivement la force tranquille[2] et véritable de notre corps uni. Lier ces travaux d’horizontalité et de verticalité, c’est commencer à prendre conscience du point de rencontre de ces deux axes, notre centre, et, à travers lui, commencer à développer une présence légère et permanente de l’ensemble de notre corps.

Le moine Takuan, Yagyu Munenori (maître de sabre des premiers shoguns Tokugawa) et tant d’autres insistent constamment sur l’idée de ne pas s’attacher, marquant là l’influence déterminante du bouddhisme zen sur l’art japonais du sabre. La pensée même peut-être une maladie entravant l’action. Ceci ne doit bien sûr pas être compris comme une glorification de la bêtise, d’une « Grünt-attitude » à la Conan le barbare ! Mais plutôt comme un double appel, un double conseil : ne pas laisser notre intellect omniprésent nous couper et nous priver de sensations de corps (distinguer l’action de la réflexion sur l’action, qui ont chacun leur temps) et ne pas arrêter notre attention à un endroit ou à un moment particulier, faisant fi par là même de tout le reste. A ce double titre, la pensée de l’efficacité, la recherche de puissance fait partie de ces nombreuses maladies dont il faut essayer de se prémunir, ou de se guérir (je suis en cours de traitement, mais la thérapie sera encore longue !). Si je veux être fort, être efficace, je vais placer une intention qui va dénaturer mon mouvement, une force fausse issue de crispations et de décompositions qui ne me permettra jamais de couper. Le sabre coupe en lui-même ; lui rajouter cette puissance d’apparat (largement focalisée sur le bras droit), c’est l’émousser. Il faut savoir servir son sabre, non le desservir. Etre serein en soi-même, souple mais ferme, décontracté mais impliqué, c’est là le servir.

 

Progressivement, être iaidoka conduit à prendre conscience des diverses composantes de notre être, de notre corps, et les réunir (ou du moins chercher à le faire). Ceci est vrai d’un point de vue physique, mais pas uniquement. La démarche conduit plus généralement à faire sortir le iai du seul Dojo, à ne pas l’enfermer dans la seule réalisation de mouvements corporels codifiés, mais à l’insérer globalement dans notre vie. Nous avons tous un parcours, des expériences, des histoires personnelles riches et diverses, un caractère qui nous est propre. Le iai ne doit pas conduire à aplanir tout cela, à le fondre dans un moule unique, sur l’autel d’une prétendue pureté de la Voie… Notre iai est le reflet de ce que l’on est, de notre éducation, de notre culture, de notre passé. Il ne faut rien renier. Mais enrichir mutuellement : d’une part, apporter à notre vie par le recul auquel nous conduit le iai ; de l’autre, nourrir notre perception du iai par nos spécificités personnelles, fruits d’un parcours original. Etre iaidoka, ou plus généralement suivre un Do, une Voie, c’est devenir pleinement celui que l’on est, et non devenir quelqu’un d’autre que l’on nous dirait d’être.

Séparer hermétiquement nos différentes casquettes, les différentes facettes de notre vie, c’est finir schizophrène… Je ne dis pas que ce n’est pas possible de vivre ainsi, que ce n’est pas même, bien souvent, plus commode. Mais cela pose question, notamment sur le fait de s’assumer soi-même, lorsque l’on maintient à long terme cette forme d’organisation fractionnée. D’une certaine manière, réunir ce que l’on est, c’est aussi complexe que d’organiser une grande fête avec tous ses amis, provenant d’horizons divers et ne se connaissant pas forcément… Si l’on est le dénominateur commun de cette assemblée, et si chaque relation individuelle est sincère et véritable, rien ne dit cependant que l’ambiance sera bonne, que les gens se parleront, s’apprécieront… Chaque invité est le reflet d’une partie de nous-mêmes, mais l’alchimie reste à créer.

Chercher à réunir ces différentes composantes de notre vie, pour dégager progressivement une cohérence d’ensemble, m’a longtemps posé problème. Cette « unité de l’être », ce n’est pas seulement adopter un comportement, une attitude égale dans les diverses circonstances… C’est créer un pont plus global entre vie personnelle, activité professionnelle et pratique martiale. Pour beaucoup, il est facile, me disais-je, de trouver cette cohérence de vie, faire en sorte que le cursus apporte à sa pratique, tant les activités exercées sont proches, complémentaires… En faisant abstraction des personnes dont la profession même est de se consacrer aux arts martiaux, j’ai le sentiment que de nombreux autres parcours peuvent plus facilement être corrélés à une pratique de budoka, facilitant ainsi les enrichissements mutuels. Il n’est qu’à songer aux diverses professions en relation avec le corps ou plus globalement la recherche de bien-être (dans le domaine médical, paramédical, artistique…), ou impliquant le développement et la mise en œuvre de savoir-faire personnels d’ordre physique (certains métiers de l’artisanat, par exemple). Pour beaucoup d’autres, notamment moi, dont la profession est essentiellement d’ordre intellectuel, n’est-ce pas différent ? On nous dit si souvent de mettre en berne notre intellect, de le laisser reposer pour qu’il n’interfère pas avec nos sensations de corps ; mais il s’agit pourtant là de mon outil de travail principal !... Quel pont construire alors ?

Aujourd’hui, ce questionnement personnel me semble cependant vain, ou plutôt faux. Déjà parce qu’il me paraît factice de dissocier ainsi corps et intellect. Chacun a une fonction propre, et il ne faut pas attribuer à l’un celle de l’autre. Mais les deux composent notre « être ». Le iai ne m’apporte pas que physiquement ; la pratique développe diverses choses en nous : un regard, une attitude, une certaine sensibilité… Cette évolution personnelle irrigue ensuite l’ensemble de notre vie. Elle nous permet notamment d’appréhender différemment les rapports sociaux, le rapport à l’autre, et qui peut ne pas être concerné par cela ? Quelle activité peut ne pas en bénéficier ? Par ailleurs, mon parcours professionnel m’a permis de développer des compétences de pédagogie, d’analyse, de synthèse, d’expression (en toute modestie… le chemin est encore long…) qui pourraient éventuellement servir à ma pratique de iai. Souvent, dès qu’on cherche à s’exprimer, à appliquer des mots (parfois un peu compliqués) à une situation donnée, l’étiquette tombe, comme un couperet ! « Arrête d’intellectualiser ! ». Oui. Mais non, aussi. A mon avis, il y a deux choses : réfléchir au moment d’agir est nocif, mais s’exprimer, ce n’est pas forcément se réfugier derrière une intellectualisation, derrière un propos désincarné, abstrait, déconnecté de notre pratique. Les rouages de notre pensée conjugués à un certain vocabulaire permettent de sortir des choses qui sont en nous, de formuler dans un but d’échange, de partage, d’exprimer nos sensations, nos perceptions, en essayant de les dénaturer le moins possible.

Ces quelques lignes sont ainsi le résultat de ce que je suis, aujourd’hui, globalement. Je n’aurais pas pu les formuler sans les sensations que m’a procuré ma pratique et sans les instruments acquis par mon métier. En ce moment même, sur mon clavier, j’ai la sensation sûre de pratiquer le iai.

 

           

           



[1] Qu’est-ce que la Voie, à part ce que Didi, le Chinois fou du Lotus Bleu, invitait à trouver, poursuivant Tintin sabre en main ? A question complexe, réponse partielle, modeste et provisoire… A mon sens, aujourd’hui, trouver la Voie, sa voie, c’est savoir s’engager dans un processus long de développement personnel qui nous est propre, adapté et qui apportera à notre vie ce que l’on pressent comme lui étant indispensable. Il n’y a là rien de mystique… C’est surtout savoir ce que l’on veut faire de sa vie, trouver un moyen de développer les compétences qui nous apparaissent nécessaires pour ce faire, et suivre de manière intègre ce cheminement, une fois défini. D’une certaine manière, trouver la Voie c’est donc trouver sa vie, le moyen de devenir celui que l’on est. Qu’en termes pompeux tout ceci est dit… J’aurais peut-être mieux fait d’en rester à Tintin ! Mais c’est en tout cas à peu près comme ça que je ressens la chose.

[2] Non, ce n’est toujours pas de la politique ! Mitterrand n’a, je crois, rien à voir là dedans…

 
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